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Entre janvier et avril, 100.000 PTZ+ de ce type ont été octroyés, mais le dispositif profite aux plus aisés.

Entre janvier et avril, 100.000 PTZ+ de ce type ont été octroyés, mais le dispositif profite aux plus aisés.

Après des débuts poussifs, le prêt à taux zéro plus (PTZ+) commence à trouver son public. Entre janvier et avril, 100.000 prêts de ce type ont été octroyés, selon le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu. Un rythme de distribution qui permet au gouvernement d’espérer tenir son objectif de 380.000 PTZ+ sur un an.

Réservé aux primo-accédants et accessible sans condition de ressources, ce prêt profite toutefois aux classes les plus aisées. Certes, plus de la moitié des bénéficiaires sont âgés de moins 35 ans. Mais près de 40% des emprunteurs relèvent des deux tranches les plus élevées des barèmes du PTZ, parmi lesquels, les célibataires parisiens dont les salaires dépassent 31.000 euros annuel à Paris.

A l’inverse, seuls 20% d’entre-deux appartiennent aux trois tranches de revenus les plus basses (en gardant l’exemple de la capitale, les célibataires gagnant moins de 20.500 euros par an).

Autre travers : ce dispositif censé favorisé les achats en zones tendues, c’est-à-dire là où les prix sont les plus élevés, n’a pas obtenu tous les résultats escomptés. Quatre mois après le lancement, 22% de contrats ont été signés en zone B1 (les villes de plus de 250.000 habitants), contre 17,4% avec l’ancien dispositif.

Mais dans la zone A (Paris et Côte d’Azur), ce taux n’est que de 17,9%, soit à peine mieux que début 2010.
Pour rappel, le PTZ+ est un crédit modulable dont le montant varie, selon les zones géographiques (les villes françaises sont classées selon quatre zones A, B1, B2 et C), la consommation énergétique des logements et leur caractère neuf ou ancien.

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