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Immobilier en France

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A en croire les notaires, une baisse des prix de l’immobilier parisien apparaît peu probable l’année prochaine. Reste à mesurer l’impact certains éléments susceptibles de changer la donne, comme le niveau des taux d’intérêt d’emprunt immobilier, de même que la teneur de la réforme prochaine de la fiscalité du patrimoine, voire certaines pratiques des particuliers…

(LaVieImmo.com) – La nouvelle est tombée ce matin. Froide et prévisible : il faut compter plus de 7 000 euros par mètre carré pour un logement dans la capitale, ce qui en fait le niveau le plus cher jamais observé. Le prix des appartements a encore augmenté au troisième, et plus particulièrement durant le troisième trimestre. En moyenne, la hausse est de 13,8 % en variation annuelle par rapport au troisième trimestre 2009, et 5,1 % entre les deuxième et troisième trimestre 2010, selon les chiffres trimestriels de la Chambre des Notaires de Paris-Île-de-France. « L’augmentation des prix est observée quasiment partout, on peut donc s’attendre à ce qu’ils atteignent la barre des 15 % d’augmentation d’ici la fin de l’année », déclare Maître Thierry Delesalle, notaire.

A la sempiternelle question de savoir si la tendance pourrait s’inverser l’année prochaine, les notaires demeurent très prudents, mais clairs : « il n’y a pas de raisons que les prix baissent ». Et pourtant, il y aura de nouveaux facteurs de changement l’année prochaine. Ainsi, les taux d’intérêt d’emprunt, a leur plus bas historique, ont sans doute participé à soutenir le volume de transactions effectuées ce trimestre, à + 16 % dans le marché de l’ancien à Paris.

Si les taux devaient se maintenir à un niveau bas – bien qu’une baisse plus importante apparaisse peu probable -, la tendance pourrait continuer l’année prochaine et maintenir un flux de transactions haut. Les notaires notent que la corrélation entre volume de ventes et prix n’est pas mesurée, mais ces deux éléments demeurent liés, dans le marché immobilier.

Les notaires n’ont pas mesuré un impact des taux sur les prix, mais estiment toutefois que la prochaine réforme de fiscalité du patrimoine, notamment la hausse de l’imposition des plus-values immobilières, pourrait « contribuer à tendre le marché ».

En effet, l’imposition de la revente des résidences principales, qui devrait se situer selon les dernières discussions parlementaires, autour de 31,3 %, influera certainement sur les vendeurs. Le phénomène de crispation pourrait se voir accentué par « une anticipation inappropriée à la hausse des vendeurs », explique Me Jean-Michel Hautebas, notaire. Ceux-ci auraient tendance à retarder leur transaction, voire à surévaluer leur bien en tablant sur la hausse des prix, très rapide.

L’inflation immobilière, qui sévit particulièrement à Paris, peut aussi résulter pour partie d’une pratique qui n’existait pas voici quelques années : la surenchère privée. En effet, un nombre non négligeable de transactions s’effectuent au-dessus du prix du mandat, à cause de la pénurie de biens qui sévit dans certains quartiers.

Ce que dénoncent les notaires : « ces pratiques ne sont pas autorisées : si le vendeur vend au-delà de l’offre publique de vente, il s’expose à des sanctions judiciaires », rappelle Me Delesalle. Bien qu’il concède que la preuve de la chose soit délicate à rapporter pour l’acheteur évincé, il suggère d’utiliser comme preuve à son appui le mail, moyen simple et efficace.

Les acquéreurs floués par ce type de pratique risquent d’être de plus en plus nombreux, et les notaires, qui reconnaissent que cela participe à déformer les prix du marché, anticipent de nombreuses actions en justice.

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